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Trump annonce 30% de droits de douane pour le Mexique et l’UE

BRUXELLESDonald Trump a annoncé samedi l’imposition de droits de douane de 30% pour le Mexique et l’Union européenne. Une nouvelle surenchère sur fond de négociations avant l’échéance du 1er août.

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Le milliardaire républicain a justifié, dans des lettres distinctes publiées sur sa plateforme Truth Social, ces décisions en évoquant le rôle du Mexique dans l’acheminement de drogue vers les États-Unis et un déséquilibre commercial avec l’UE.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rapidement critiqué l’initiative de Donald Trump.

“Imposer des droits de douane de 30% sur les exportations de l’UE perturberait les chaînes d’approvisionnement transatlantiques essentielles, au détriment des entreprises, des consommateurs et des patients des deux côtés de l’Atlantique”, a-t-elle écrit sur X.

Trump annonce 30% de droits de douane pour le Mexique et l'UE

L’UE envisage des contre-mesures

“Nous restons prêts à poursuivre le travail vers un accord d’ici le 1er août. Dans le même temps, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder les intérêts de l’UE, y compris l’adoption de contre-mesures proportionnées si cela s’avère nécessaire”, a-t-elle ajouté.

L’industrie allemande a elle appelé l’UE et les Etats-Unis à “trouver rapidement des solutions et éviter une escalade”, parlant d’un signal d’alarme pour l’industrie des deux côtés de l’Atlantique”.

Donald Trump a prévenu qu’en cas de mesures de rétorsion, il augmenterait d’autant les surtaxes sur les produits européens entrant aux Etats-Unis, en plus des 30% annoncés samedi.

Le Mexique a de son côté dénoncé un “traitement injuste”.

Déficit commercial

Début avril, le chef de l’Etat américain avait menacé l’UE d’infliger 20% de droits de douane aux produits européens exportés aux Etats-Unis.

Fin mai, frustré par le manque d’avancée dans les négociations avec le bloc européen, il a relevé ce taux à 50%, avec effet annoncé au 1er juin, finalement repoussé au 1er août.

Selon des sources diplomatiques, les discussions menées jusqu’ici se faisaient sur la base de droits de douane américains de 10%, avec plusieurs exceptions. La Commission a néanmoins fait savoir qu’aucune nouvelle réunion n’était, pour l’instant, prévue entre négociateurs américains et européens.

“Si vous êtes prêts à ouvrir aux Etats-Unis votre marché fermé, à éliminer vos droits de douane, vos mesures protectionnistes et les obstacles aux échanges, nous envisagerons, éventuellement, des ajustements” aux droits de douane promis samedi, a écrit le président américain à Ursula von der Leyen.

En 2024, les Etats-Unis ont affiché un déficit commercial de 236 milliards de dollars avec l’UE (+13% sur un an), qui a exporté 606 milliards de biens sur le territoire de la première économie mondiale, selon des chiffres du bureau du représentant américain au commerce.

“Arrêter les cartels”

Dans le cas du Mexique, il s’agit également d’un relèvement par rapport aux 25% choisis jusqu’ici.

Donald Trump n’a pas précisé si ces tarifs douaniers ne s’appliqueraient qu’aux produits n’entrant pas dans le cadre de l’accord Canada/Etats-Unis/Mexique (ACEUM), comme ce devait être le cas pour les 25%.

Ces biens hors ACEUM ne représentent qu’une minorité des échanges entres les deux pays. Interrogée par l’AFP, la Maison Blanche n’a pas donné suite dans l’immédiat.

“Le Mexique m’a aidé à sécuriser la frontière” entre les deux pays, a reconnu Donald Trump, “mais ce n’est pas suffisant.” Le voisin du sud “n’a toujours pas arrêté les cartels qui essayent de faire de toute l’Amérique du Nord le terrain de jeu du narcotrafic”, a fait valoir l’ancien promoteur immobilier.

Frein à la croissance et facteur d’inflation

Depuis lundi, le gouvernement Trump a précisé à une vingtaine de partenaires commerciaux, principalement asiatiques, les taux qui seront désormais appliqués, de 20% à 40% à l’exception du Brésil (50%).

Une soixantaine de nations devraient, sauf accord commercial avant la date limite du 1er août, se voir infliger des surtaxes supérieures à 10%, niveau plancher qui sera appliqué aux autres, Canada et Mexique étant des cas particuliers.

Jeudi, Donald Trump a indiqué aux autorités canadiennes l’entrée en vigueur de droits de douane de 35% au 1er août.

L’ancienne vedette de téléréalité a fait des droits de douane un axe fort de sa politique économique. Il sont, pour lui, un moyen de réduire le déficit commercial américain et de réindustrialiser les Etats-Unis.

De nombreux économistes y voient un frein pour la croissance mondiale et un facteur inflationniste aux Etats-Unis.

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Le 12 juillet 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

La Bulgarie, 21ème pays à adopter l’euro

BRUXELLESUn 21ème pays va bientôt passer à l’euro. Les ministres des Finances de l’Union européenne ont donné mardi leur feu vert final à l’adoption de cette monnaie par la Bulgarie. Dès le 1er janvier 2026, ce pays des Balkans, le plus pauvre du bloc, abandonnera sa monnaie nationale, le lev, au profit de l’euro.

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“Nous l’avons fait !”, a applaudi le Premier ministre bulgare Rossen Jeliazkov sur le réseau social X, qualifiant le moment d'”historique”. “Rejoindre la zone euro, c’est bien plus que remplacer le lev par l’euro”, a renchéri le commissaire européen Valdis Dombrovskis. “Cela vise à construire un avenir meilleur et plus prospère pour la Bulgarie et ses citoyens au coeur de l’Europe”, a-t-il déclaré à l’issue du vote.

Le feu vert des ministres des 27 Etats membres n’était qu’une simple formalité: la Commission européenne a déjà estimé début juin que la Bulgarie respectait l’ensemble des conditions nécessaires pour adopter l’euro. Tout comme la Banque centrale européenne (BCE), qui a également émis un avis positif.

La Bulgarie, 21ème pays à adopter l'euro

“Non à l’euro”

En Bulgarie, membre de l’UE depuis 2007, la perspective d’abandonner la monnaie nationale est pourtant loin de faire l’unanimité. Au cours des dernières semaines, plusieurs milliers de manifestants se sont réunis dans les rues de la capitale Sofia, brandissant des pancartes “Non à l’euro”. Certains d’entre eux ont installé leurs tentes devant les locaux de la banque nationale bulgare pour exprimer leur opposition au projet.

La principale crainte est que le changement de monnaie alimente une flambée des prix, qui pourrait nourrir en retour la colère des europhobes. Selon des sondages récents, près de la moitié des personnes interrogées s’opposent à l’entrée du pays dans la zone euro l’an prochain.

Les partisans de l’euro y voient au contraire une étape importante, qui renforcerait l’ancrage géopolitique occidental de la Bulgarie. Et la protégerait contre l’influence de Moscou. “Cela fait longtemps que nous sommes arrimés à l’euro, et les retombées politiques sont de plus en plus nombreuses”, juge Veselin Dimitrov, croisé par l’AFP mardi dans les rues de Sofia. Le musicien de 43 ans voit dans les manifestations anti-euro “la marque du Kremlin”.

“Mais l’euro n’est pas une baguette magique qui résoudra nos problèmes systémiques”, alerte-t-il.

L’exception danoise

Mardi, le Premier ministre bulgare s’est engagé à ce que l’adoption de cette nouvelle monnaie se fasse de manière “harmonieuse” et “efficace”. La Bulgarie aurait souhaité passer à l’euro plus tôt, mais elle en avait été empêchée jusqu’ici en raison d’une inflation trop élevée sur fond de grave crise politique.

La monnaie unique européenne a été lancée le 1er janvier 1999 pour les transactions électroniques. Mais elle a pris une forme concrète à partir du 1er janvier 2002, avec la mise en circulation des pièces et des billets en euro, en remplacement alors des devises nationales de 12 Etats membres de l’UE, dont l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne.

Ils ont été rejoints plus tard par huit autres pays: la Slovénie, Chypre, Malte, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et, dernière en date, la Croatie en 2023. Tous les pays de l’UE se sont engagés en théorie à y adhérer dès qu’ils remplissent les conditions, mais aucun calendrier n’est fixé. Seule exception: le Danemark qui a négocié une exemption après un référendum ayant rejeté l’euro en 2000.

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Le 8 juillet 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

 

Zurich veut interdire les adaptations de sexe chez les ados

ZURICHLe canton de Zurich ne veut pas de chirurgie de changement de sexe pour les moins de 18 ans. La directrice de la santé Natalie Rickli (UDC) demande à la Confédération d’interdire les interventions irréversibles pour mieux protéger les personnes mineures transgenres.

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Des pays comme la Grande-Bretagne ou la Finlande n’autorisent pas les opérations irréversibles de changement de sexe sur les moins de 18 ans, ont souligné lundi devant les médias les représentants de la direction de la santé du canton de Zurich. D’autres pays sont plus libéraux en la matière. En Suisse, il manque en revanche des règles claires.

Natalie Rickli s’est dite consciente que le sujet est controversé et que les jeunes concernés sont soumis à un stress psychologique considérable. “Je suis toutefois convaincue que cette décision ne doit être prise qu’à leur majorité”, a-t-elle déclaré, faisant le parallèle avec le droit de vote, le mariage et d’autres aspects de la vie.

Zurich veut interdire les adaptations de sexe chez les ados

Avis de droit

La direction de la santé a demandé un avis de droit sur les possibilités d’interdire ces traitements irréversibles au niveau cantonal. Comme il n’est pas possible de créer une base juridique cantonale, Zurich appelle la Confédération à créer des règles nationales pour protéger les mineurs.

Pour le canton de Zurich, la Confédération doit examiner une réglementation légale ou une interdiction des interventions irréversibles sur des mineurs. Le canton veut aussi que les bloqueurs de puberté ne soient dispensés que dans le cadre d’études scientifiquement supervisées.

Pour Thomas Sägesser, secrétaire général adjoint de la direction de la santé, la décision sera en fin de compte politique. Pour sa part, Natalie Rickli n’a pas entendu que la Confédération ait fait des efforts dans ce sens.

Au niveau cantonal, Zurich a introduit des nouvelles normes de qualité en matière de diagnostic et de traitement de l’incongruité de genre, dans le but aussi d’accroître la transparence. L’accent est mis sur l’accompagnement scientifique, tout en déconseillant les opérations sur les mineurs.

Certains partis zurichois ont réagi lundi aux annonces. L’UDC a salué les exigences de sa ministre, qualifiant les adaptations de sexe de “tendance inquiétante”. La gauche s’est dite “déconcertée par une interdiction motivée par l’idéologie” et a critiqué une restriction inutile sur les jeunes.

Enquête zurichoise

Les opérations d’affirmation de genre sont devenues un sujet de discussion auprès de la direction zurichoise de la santé dès 2023. Des parents d’adolescents transgenres ont exprimé des réserves, la plupart du temps de manière anonyme.

Selon eux, les traitements dans ce domaine sont trop hâtifs. C’est pourquoi le canton a mené une enquête approfondie. Celle-ci n’a toutefois révélé aucun signe de défaillances systémiques dans le traitement médical des mineurs présentant une incongruité de genre.

Une évaluation des consultations de 2023 dans le canton, présentée lundi, montre que 84% d’entre eux ont suivi une psychothérapie intensive. Les médecins n’ont délivré des bloqueurs que dans six cas en 2023 et 2024. En 2024, dix cas ont donné lieu à un traitement par hormones.

Peu d’opérations en Suisse romande

A l’échelle nationale, la chirurgie d’affirmation de genre sur des personnes de moins de 18 ans progresse sensiblement, selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique. En 2023, elle concernait 33 jeunes, contre 26 les deux années précédentes et 7 cas en 2018. Selon ces chiffres, il s’agissait pratiquement toujours d’une réassignation sexuelle du féminin vers le masculin.

La majorité de ces opérations ont lieu dans les hôpitaux universitaires. Les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) ne pratiquent pas de chirurgies avant l’âge de 18 ans pour les demandes de masculinisation ou féminisation associées à la dysphorie ou l’incongruence de genre, ont-ils indiqué à Keystone-ATS.

Le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) ne pratique pas de chirurgie des parties génitales dans le cadre d’opérations de changements de sexe chez des personnes mineures. Seules les torsoplasties peuvent avoir lieu avant 18 ans, après une longue évaluation et un suivi par une équipe multidisciplinaire spécialisée, précise le CHUV.

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Le 7 juillet 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Les faillites d’entreprises en Suisse ont bondi au deuxième trimestre 2025

ZURICHEntre avril et juin, le nombre de faillites d’entreprises a augmenté de 26,6% par rapport à la même période de l’année précédente. Les secteurs de la construction et de la restauration sont particulièrement concernés.

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Les faillites d'entreprises en Suisse ont bondi au deuxième trimestre 2025

Avec 444 ouvertures de procédures de faillite pendant la période sous revue, la construction est la branche la plus touchée, suivie par la restauration (327) et le commerce de détail (223), indique la société d’information financière Crif dans son étude périodique publiée mercredi.

Les plus fortes hausses en pourcentage ont été constatées dans la restauration (+55%), les services informatiques (+43,8%), ainsi que dans le domaine de l’entretien des bâtiments, de l’aménagement des jardins et des espaces verts (+40,9%).

Par région, les cantons de Saint-Gall, Soleure et Bâle-Ville ont enregistré le plus grand nombre de faillites. À l’inverse, les dépôts de bilan ont diminué dans les cantons de Bâle-Campagne, Glaris, Obwald et Appenzell Rhodes-Extérieures.

Par ailleurs, les créations d’entreprises ont connu un ralentissement, selon l’étude Crif. Au deuxième trimestre, 13’828 nouvelles sociétés ont été créées en Suisse, soit une légère hausse de 1,3% par rapport à la même période de l’année précédente.

Les cantons ayant enregistré le plus de nouvelles inscriptions sont Zurich (2592), Vaud (1241) et Genève (1160). Alors que Zurich a affiché une solide croissance de 5,5%, les créations d’entreprises ont reculé de 13,4% dans le canton de Vaud. Par secteur, les créations d’entreprises ont été les plus nombreuses dans le commerce de détail (1112), le conseil en entreprise (1070) et l’immobilier (1009).

Parallèlement, on constate une augmentation marquée des radiations. Entre avril et juin, 9257 entreprises ont été rayées du registre du commerce, ce qui représente une progression de 12,2%.

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Le 2 juillet 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

L’emploi face au défi de l’intelligence artificielle

ZURICHL’émergence de l’intelligence artificielle (IA) dans les entreprises va bouleverser le marché du travail en Suisse. Mais les experts sont divisés quant aux conséquences sur l’emploi de cette nouvelle technologie.

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L'emploi face au défi de l'intelligence artificielle

“Nous n’observons pas actuellement de plan de licenciement lié à l’IA”, indique à l’agence AWP la directrice pour la Suisse romande du cabinet de replacement Von Rundstedt, Anne Donou. Dans le domaine informatique, “les entreprises se séparent des compétences dont le marché n’a pas besoin et recrutent dans d’autres domaines” comme la cybersécurité, détaille-t-elle. Mais dans ce secteur, “les qualifications requises ne sont pas disponibles en Suisse”.

Premiers concernés, les seniors (55 ans et plus) “doivent s’autoformer dans l’usage des outils numériques destinés à l’IA”, estime Mme Donou. “C’est un gain de productivité qui manque aux seniors, mais qui est acquis automatiquement par les jeunes. Un senior n’est pas moins compétent, mais s’il n’utilise pas les outils d’IA il est moins rapide et donc moins productif.”

Alors que l’IA n’a pas encore été intégrée par toutes les entreprises, et encore moins les PME, “la robotisation aura un impact important, autant sur les emplois physiques que chez les cols blancs”, poursuit la responsable de Von Rundstedt. “Certains métiers se trouvent à risque comme les services clients, remplacés par les chat bot, les métiers de l’administration et les médias. Après 2030, certains rôles pourraient disparaître alors que d’autres seront créés”.

Alexandre Pouget, qui dirige le Laboratoire de neurosciences cognitives computationnelles à l’Université de Genève, est plus circonspect. “L’IA va menacer de nombreux métiers, et dans un premier temps, des métiers dits col blanc qui avaient jusqu’à présent été épargnés par les révolutions précédentes”, avertit le professeur en neurosciences.

“Par le passé, le marché du travail a réussi à s’adapter aux nouvelles technologies, mais cette fois-ci, les transformations sont si rapides et profondes que nous avons de bonnes raisons de nous inquiéter”, indique-t-il à l’agence AWP.

Selon M. Pouget, “il est probable que l’on assiste à une montée du chômage, et pire encore, à un accroissement des inégalités” avec l’arrivée de l’IA.

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Le 27 juin 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Suisse : le déclin de la foi et des pratiques religieuses se poursuit

NEUCHATELEn Suisse, de moins en moins de personnes appartiennent à une religion et la part de la population ayant des pratiques religieuses ne cesse de se réduire. La religion ou la spiritualité continue toutefois à jouer un rôle important dans les moments difficiles de la vie.

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La fréquentation des manifestations religieuses ou des services religieux est bien moins répandue qu’il y a dix ans, écrit lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS). De moins en moins de personnes assistent à des services religieux, suivent des manifestations religieuses ou spirituelles à la radio, à la télévision ou sur Internet, ou prennent le temps de prier.

Alors qu’en 2014, près d’un tiers de la population n’avait jamais assisté à une manifestation religieuse ou à un service religieux au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, c’était le cas de presque la moitié de la population en 2024. Parallèlement, la lecture régulière de livres, de magazines ou d’articles sur Internet traitant de spiritualité est devenue globalement plus populaire au cours des dix dernières années (de 13 à 20%).

La proportion de la population qui croit en Dieu ne cesse de diminuer. En 2014, 46% des personnes interrogées croyaient en un seul dieu, contre 38% en 2024. La baisse est particulièrement marquée chez les personnes âgées de 65 ans ou plus (-14 points de pourcentage), la proportion de croyants n’ayant guère changé chez les moins de 25 ans.

Suisse : le déclin de la foi et des pratiques religieuses se poursuit

Athées en progression

Parallèlement, la part des personnes qui ne croient ni en un dieu ni en plusieurs, ou qui doutent de l’existence d’un ou de plusieurs dieux, a augmenté, y compris au sein de la population de confession catholique romaine ou évangélique réformée (passant respectivement de 20 à 26% et de 23 à 32%).

Parmi les raisons citées pour avoir quitté la religion en 2024, plus de 28% affirment n’avoir jamais eu ou perdu la foi; plus de 26% se disent en désaccord avec les prises de position de la communauté religieuse.

La religion ou la spiritualité continue toutefois de jouer un rôle plutôt important, voire très important, dans les moments difficiles de la vie et en cas de maladie pour la majorité de la population (respectivement pour 56 et 52%).

Elle occupe une place importante pour près de la moitié des personnes interrogées (et même 55% de celles de 65 ans ou plus) dans leur manière de percevoir l’environnement et pour 45% des parents dans l’éducation de leurs enfants.

Plus d’un cinquième de la population interrogée estime que la religion ou la spiritualité a une influence plutôt importante, voire très importante, sur ses habitudes alimentaires. Dans tous ces contextes, la religion ou la spiritualité joue en général davantage un rôle important pour les femmes que pour les hommes.

Les données de l’OFS concernent la période 2014-2024. Elles se basent sur deux enquêtes par échantillonnage (langue et religion ainsi que culture et loisirs) auprès de 10’000 personnes chacune (plus d’éventuelles densifications cantonales). Les personnes sont sélectionnées aléatoirement dans le registre d’échantillonnage de l’OFS.

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Le 23 juin 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Du paracétamol produit à partir de déchets plastiques

PARISDes chimistes ont réussi à synthétiser du paracétamol à partir de déchets plastiques grâce à une réaction impliquant des bactéries E. Coli, selon une étude publiée lundi. L’implication à grande échelle de ces travaux reste toutefois encore très incertaine.

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Cette expérience “montre qu’il est possible de produire ce médicament essentiel à partir de déchets plastiques, via un processus qui ne pourrait pas fonctionner à partir d’une synthèse seulement chimique ou seulement biologique”, résume cette étude publiée dans la revue scientifique Nature Chemistry et réalisée par des chercheurs de l’université écossaise d’Edimbourg.

Le paracétamol, utilisé contre la douleur et la fièvre, est l’un des médicaments les plus courants. Il est produit à base de dérivés du pétrole, le plus souvent par des sous-traitants basés en Asie, via des techniques très peu coûteuses mais assez polluantes.

Les auteurs de l’étude, financée entre autres par le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca, ont procédé en plusieurs étapes. Ils ont d’abord utilisé des composants d’une bouteille usagée en plastique PET (polytéréphtalate d’éthylène) pour induire une réaction chimique dans une souche de bactéries Escherichia coli (E. Coli).

A l’issue de cette première étape, les bactéries ont synthétisé une molécule, dite “PABA”. Puis, en modifiant génétiquement les bactéries, les scientifiques leur ont permis de transformer cette molécule en paracétamol.

Du paracétamol produit à partir de déchets plastiques

“Prometteur”, mais…

Les auteurs avancent que cette expérience ouvre la voie à de nouvelles techniques pour recycler les déchets à base de plastique. Reste que l’application à grande échelle n’a rien d’évident.

Il reste “plusieurs considérations pratiques” à résoudre pour aller au-delà de la seule “démonstration de faisabilité” faite par cette étude, écrivent plusieurs chercheurs n’ayant pas participé à l’étude dans un commentaire, également publié par Nature Chemistry.

Ils pointent que la réaction initiale ne produit qu’une quantité limitée de molécules PABA, ce qui “pourrait ne pas suffire à des applications industrielles”. Mais l’expérience est “prometteuse”, admettent-ils, soulignant l’intérêt d’étudier des processus qui mélangent ainsi la biologie et des réactions chimiques artificielles.

Scepticisme

L’étude a néanmoins suscité le scepticisme chez des organisations de défense de l’environnement. “Depuis des années, il ne passe jamais quelques mois sans qu’on ait une nouvelle ‘bactérie mangeuse de plastique'”, a ironisé Melissa Valliant de l’ONG Beyond Plastic.

Pour elle, “ces découvertes n’atteignent jamais une échelle suffisante pour faire face au problème majeur que constitue la pollution aux plastiques”.

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Le 23 juin 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

La pharma embrasse l’IA, avec les précautions d’usage

ZURICHLa propagation galopante de l’intelligence artificielle (IA) n’épargne pas le secteur pharmaceutique. De l’identification de nouvelles molécules à la production, en passant par la recherche clinique, les nouveaux algorithmes accélèrent les processus, réduisent les coûts, voire ouvrent de nouveaux champs thérapeutiques.

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L’emploi de ces nouveaux outils est susceptible de diviser par deux les quatre à sept ans nécessaires habituellement à l’identification de nouvelles substances actives et à leur développement préclinique, comme les sept à neuf ans dévolus au développement clinique, devisaient récemment Boston Consulting Group et Standard & Poor’s dans une étude.

Pour autant, ces avancées s’accompagnent d’autant de nouveaux risques et défis, entre fiabilité des données, encadrement réglementaire, considérations éthiques et non des moindres opacité du fonctionnement des modèles d’intelligence artificielle.

Chez Genentech, l’IA prend la forme d’un “laboratoire circulaire” explique à l’agence AWP Aviv Regev, responsable de la recherche et du développement précoce pour la filiale californienne de Roche. Les algorithmes sont alimentés par de grandes bases de données pour générer des modèles, qui serviront ensuite de base à la prochaine expérience. “Les données ainsi produites seront réutilisées pour répéter le modèle,” poursuit la spécialiste en biologie computationnelle.

La pharma embrasse l'IA, avec les précautions d'usage

Décharger, pas remplacer

Novartis de son côté insiste sur le côté complémentaire des nouveaux outils. “Nous considérons l’IA comme une extension de l’intelligence humaine, pas comme une intelligence artificielle,” expose le responsable médical Shreeram Aradhye. L’objectif est ainsi de soulager la charge de travail de tous les employés dans le domaine de la recherche et du développement, de manière à leur permettre de se concentrer sur leurs compétences particulières et à faciliter la prise de décisions.

“Le champ des possibles est si vaste que l’être humain ne peut tout simplement pas l’appréhender seul. Mais l’emploi de modèles d’IA offre aux scientifiques un turbo pour les explorer”, poursuit Mme Regev.

“La valeur ajoutée de l’IA réside au final dans le fait qu’elle épargne aux chercheurs une débauche d’énergie pour le formatage de tableaux de données, leur permettant de se concentrer sur leur fonction essentielle qui est de répondre à la question : Comment interpréter au mieux l’information ?”, abonde M. Aradhye.

La compréhension humaine demeure indispensable à l’interprétation des résultats obtenus au moyen d’IA perçues comme des “boîtes noires” par Interpharma. “Un point délicat est le fait que nous ne pouvons pratiquement pas comprendre comment une IA aboutit à son résultat. Ce qui se passe dans un modèle est une boîte noire,” déplore l’association faîtière de la recherche pharmaceutique en Suisse.

L’organisation souligne en outre la transformation graduelle de l’industrie pharmaceutique induite par l’emploi d’outils encore en plein développement. “Le spectre des véritables possibilités ne va se dévoiler qu’au cours des prochaines années ou décennies,” indique son directeur René Buholzer.

A l’instar de la conduite autonome, se pose aussi la question de la responsabilité finale pour les résultats des recherches. L’emploi d’outils d’IA dans le recherche ne doit pas dédouaner les chercheurs de leurs responsabilité vis-à-vis des patients, estime M. Aradhye.

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Le 18 juin 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

20 minutes va abandonner l’édition papier, 80 emplois menacés

ZURICHL’éditeur TX Group a annoncé mardi une refonte de ses gratuits 20 minutes et 20 minuten, qui vont se concentrer sur le numérique et abandonner l’édition papier dans toute la Suisse. Une rédaction nationale, couvrant les parties romande et alémanique du pays, sera créée. La réorganisation pourrait entraîner la suppression de jusqu’à 80 postes.

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L’édition papier du journal sera supprimée dans toute la Suisse d’ici la fin de l’année, a indiqué le groupe zurichois dans un communiqué. Ce dernier a justifié cette décision par “l’évolution rapide des usages médiatiques et la baisse continue des revenus issus de l’impression”.

Les rédactions en Suisse alémanique et romande seront regroupées dans une rédaction nationale répartie entre Lausanne, Berne et Zurich. La fermeture des bureaux régionaux de Bâle, Genève, Lucerne et Saint-Gall est prévue pour fin 2025, mais la couverture régionale sera assurée par un réseau de correspondants.

Ces mesures pourraient entraîner la suppression d’un maximum de 80 postes à plein temps dans la rédaction et l’édition. Les salariés concernés bénéficieront d’un plan social, assure TX Group.

20 minutes va abandonner l'édition papier, 80 emplois menacés

Rédacteurs sous le choc

Alors que la Société des rédacteurs (SDC) s’est dite “sous le choc”, Impressum a dénoncé la poursuite du “démantèlement de la presse au niveau national”. Le syndicat exige “la cessation immédiate de la destruction du paysage médiatique suisse”, tandis que Syndicom exprime son incompréhension.

Selon Impressum, “la stratégie non-dissimulée du groupe est de remplacer la production des journalistes par des créations de l’intelligence artificielle”.

Questionné par Keystone-ATS sur l’ampleur des suppressions d’emplois en Suisse romande, son co-directeur, Etienne Coquoz, dit craindre une trentaine de postes biffés de ce côté-ci de la Sarine. “La Suisse romande est toujours proportionnellement plus touchée” que la Suisse alémanique, observe-t-il.

Il relève encore que la suppression de 80 emplois signifie en principe, en tenant compte des temps partiels, qu’une centaine de personnes seraient touchées.

La direction éditoriale de 20 minuten et 20 minutes sera confiée à Désirée Pomper, actuellement rédactrice en chef pour la Suisse alémanique. Philippe Favre, rédacteur en chef de 20 minutes depuis sa fondation en 2006, deviendra directeur Romandie.

Le Tessin aussi touché

L’édition tessinoise 20 minuti, éditée par la coentreprise 20 minuti Ticino, cessera sa publication à la fin de l’année. Les activités dans le canton italophone se recentreront sur le portail d’information Tio/20 minuti.

La participation étrangère dans L’essentiel au Luxembourg poursuivra par contre sans changement ses éditions imprimées et numériques.

Parallèlement, le journal, lancé en 1999 en Suisse alémanique et en 2006 côté romand, veut allouer “d’importants investissements” non chiffrés au développement des produits, des marques et des offres commerciales. Ces nouveautés doivent être mises en oeuvre à partir du quatrième trimestre. “Des investissements majeurs” sont également attendus dans les applications d’intelligence artificielle.

Ces annonces interviennent après la suppression en 2023 de 28 postes au sein de la rédaction romande de 20 minutes, y compris lematin.ch et Sport-Center, et sept à celle de 20 Minuten côté alémanique.

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Le 17 juin 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Réformés suisses: renforcer leur présence dans la société civile

BERNEL’Église évangélique réformée de Suisse (EERS) veut renforcer sa présence dans la société civile en adhérant au Forum RGOW (Religion et Société en Europe de l’Est et de l’Ouest), a-t-elle décidé lors de son Synode d’été à St-Gall.

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L’EERS va également s’engager davantage dans le dialogue œcuménique avec les Églises orthodoxes et dans l’analyse nuancée des évolutions sociales en Europe de l’Est, indique-t-elle dans un communiqué mardi.

Parallèlement, son adhésion au réseau “Caring Communities Suisse” renforce l’engagement de l’Église en faveur d’une société solidaire, en particulier dans les domaines des soins, de la vieillesse et de la solidarité locale.

Réformés suisses: renforcer leur présence dans la société civile

Aide au développement

Pour l’année 2026, le Synode a également approuvé une contribution de base de 4,45 millions de francs à Mission 21, DM et EPER afin de garantir leur travail commun dans les domaines de la coopération au développement, de la diaconie et de l’œcuménisme.

De plus, l’EERS affiche clairement son engagement en faveur de la formation théologique internationale et de la solidarité mondiale en versant une contribution de 60’000 francs à l’Institut œcuménique de Bossey. Ce centre d’études situé près de Genève est un lieu de rencontre mondial où des boursiers du monde entier se retrouvent chaque année pour des échanges théologiques.

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Le 17 juin 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).